Conseils pratiques pour démarrer une carrière en développement international

Entreprendre une carrière dans le contexte de la pandémie de COVID-19 comporte son lot de difficultés. Le 12 août, Hayley Mundeva, fondatrice et PDG de ThriveHire, et Alli Bunting, gestionnaire, Programmes et opérations du CanSFE, ont répondu aux questions d’étudiants et de jeunes professionnels dans une séance vidéo sur Facebook

Voici leurs conseils avisés pour vous aider à démarrer votre carrière en développement international : 

Pour les étudiants et étudiantes, quels sont les meilleurs moyens d’accéder à une carrière en développement international? 

Alli : Il y a des organisations à but non lucratif qui font appel à des jeunes dans votre collectivité. Je vous recommande de faire une recherche sur Google pour trouver les organisations dont le travail répond à vos intérêts et de communiquer avec elles. Si vous êtes aux études, les programmes universitaires ou collégiaux d’alternance études-stages sont un excellent choix! 

Quels sont les types d’emplois qui existent pour amorcer une carrière en développement international? 

Alli : C’est une excellente question! Quand j’ai amorcé ma carrière, la diversité des postes en développement international m’a surprise. On y trouve notamment des postes en communications, en ressources humaines et en finances. Avant d’amorcer votre recherche d’emploi, vous avez avantage à déterminer le domaine pratique ou technique qui vous intéresse. Vous pourrez ensuite mettre vos compétences au service de la cause ou de la mission qui vous passionne. 

Quelle est la meilleure façon de développer des compétences pertinentes en développement international? 

Hayley : La meilleure manière de développer des compétences en développement international est d’acquérir de l’expérience pratique dans le domaine même. Par exemple, vous pouvez vous impliquer auprès d’organisations de développement international dans le cadre d’un stage, d’une bourse d’études, d’un poste bénévole ou d’entrée de carrière. Il importe de tenir compte des compétences transférables que vous possédez et qui peuvent être pertinentes pour votre prochain emploi, et de les faire valoir quand vous communiquez avec ces organisations pour proposer vos services.

Qu’est-ce qui fait ressortir une candidature? Des conseils spécifiques pour les étudiantes et étudiants?

Hayley : Assurez-vous d’adapter votre curriculum vitae et lettre d’accompagnement en fonction du poste que vous convoitez et de l’organisation (pas de copier-coller). Expliquez concrètement pourquoi vous postulez. Est-ce en raison de la mission de l’organisation? Peut-être pouvez-vous exposer dans votre lettre d’accompagnement les circonstances qui expliquent votre intérêt pour cette mission? L’idée, c’est de personnaliser votre candidature. 

Quand vous recrutez, que souhaitez-vous voir dans une lettre d’accompagnement?

Alli : Quand nous étudions les candidatures reçues, nous recherchons un énoncé clair des compétences et de l’expérience. Je vous conseille fortement d’adapter votre lettre d’accompagnement à la description du poste. L’employeur repérera rapidement les lettres vagues et « passe-partout ». Pour ma part, je recherche les lettres d’accompagnement qui montrent que la personne comprend bien le rôle attendu d’elle, et qui ne contiennent pas de fautes d’orthographe!

Hayley : ThriveHire offre aux chercheuses et chercheurs d’emploi des services de révision de CV et lettres d’accompagnement. Vous pouvez vous y inscrire ici. 

 

Quel genre d’expérience bénévole devrais-je inscrire sur mon CV?

Hayley : Le travail bénévole peut très bien vous ouvrir des portes. Privilégiez les expériences qui, sans être directement liées à votre domaine d’intérêt, vous permettent d’acquérir des compétences transférables (p. ex., des compétences en communications, en gestion, etc.) Inscrivez-les sur votre CV. Ce n’est pas tant le genre d’expérience bénévole qui importe, mais votre capacité à exposer les compétences et atouts que vous y avez acquis et la manière dont vous entendez les utiliser. 

Comment, en tant que jeune, puis-je m’impliquer dans les organes de direction d’organisations de santé mondiale (p. ex., conseils d’administration, groupes de travail)? Les perspectives des jeunes sont souvent absentes au sein de ces organes!

Hayley : De nombreuses organisations sont très ouvertes à l’idée d’intégrer des jeunes dans leur travail. Loin d’y voir un frein, elles y voient à bien des égards une force. Communiquez directement avec ces organisations en indiquant que vous êtes un jeune professionnel qui souhaite diversifier ses compétences et partager ses perspectives. Plusieurs organisations, comme la Coalition canadienne pour la recherche en santé mondiale (CCGHR), la Société canadienne de santé internationale (SCSI), et le Canadian Global Health Students and Young Professionals Summit (GHSYPS) ont souvent des occasions d’implication pour les jeunes. 

Alli : Hayley a tout à fait raison! Il y a aussi des organisations, comme le CanSFE et ThriveHire, qui publient de l’information et des occasions pour les jeunes! Vous pouvez les trouver sur nos pages Ressources pour les jeunes et Emplois et autres occasions.