Un vœu du CanSFE à l’occasion de Fierté 2020 : données épicènes

Alors que le Mois de la fierté 2019 tire à sa fin, le CanSFE réfléchit à la façon de mieux soutenir les personnes LGBTQ2 partout dans le monde. 

Bien que nous ayons réalisé des progrès, plusieurs grands défis font obstacle à un monde égalitaire et inclusif. 

Assurer la sécurité des gens tout en racontant leurs histoires

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Pour obtenir des données de bonne qualité, il faut aller à la source, en posant les bonnes questions aux bonnes personnes de la bonne façon. Pour ce faire, les organismes mondiaux de santé travaillent généralement en étroite collaboration avec le personnel ou les administrations à l’échelle locale pour déterminer les besoins et les collectivités que nous devons atteindre. 

Que se passe-t-il, toutefois, si les données sur les communautés LGBTQ2 ne sont pas recueillies du tout? Cela peut se produire lorsque les chercheurs et les travailleurs de la santé sont incapables de poser des questions sur le genre ou la sexualité en toute sécurité ou en utilisant un langage respectueux. Dans certains cas, le simple fait de poser des questions sur le genre ou la sexualité (et d’y répondre) expose tout le monde à des risques de violence ou de préjudice. Nous devons communiquer et utiliser les données de façon responsable, surtout dans les contextes où les communautés LGBTQ2 sont criminalisées.

Lacunes en matière de capacité et discrimination dans le secteur de la santé mondiale

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Nous devons faire participer les personnes LGBTQ2 à la conception, à la prestation et à l’évaluation des programmes et des politiques qui les touchent. Toutefois, la violence et la discrimination à l’égard de ces communautés sont courantes, et les statistiques officielles peuvent cacher ou influencer le peu de données disponibles. Cela peut faire en sorte que les personnes LGBTQ2 soient isolées et qu’elles ne reçoivent pas de soins ou de protection (ou des soins et une protection de qualité moindre). 

Données épicènes : une faible priorité 

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Compte tenu des défis posés par la collecte de données épicènes, il n’est pas surprenant de constater que de nombreux États et intervenants de la santé « prennent des décisions dans l’ignorance ».

Une approche fondée sur les droits permettrait d’élaborer des indicateurs de meilleure qualité qui tiennent compte des expériences particulières des communautés LGBTQ2. Nous avons également besoin d’information au niveau des systèmes de santé qui permet la collecte de données ventilées par sexe, âge et genre.

Alors, que pouvons-nous faire pour que cela devienne une réalité? 

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L’engagement du Canada à l’égard de l’égalité des personnes LGBTQ2 est inspirant et nécessaire. Nous devons continuer de tenir compte de cet engagement dans notre collecte de données et nos programmes.

Au CanSFE, nous savons qu’il ne suffit pas de recueillir des chiffres pour obtenir de meilleures données; il faut aussi promouvoir les droits de la personne. Le CanSFE s’est engagé à réunir des partenaires canadiens et mondiaux pour trouver des solutions aux problèmes urgents en matière de données. Nous présentons également des exemples inspirants de la façon dont le Canada appuie les changements sexospécifiques dans le monde.

Si nous pouvons continuer à travailler ensemble en tant que secteur pour tirer parti de ces engagements, nous pouvons vraiment créer un monde où les gens de tous les genres et de toutes les identités prospèrent.