Laboratoire d'Optimisation des données existantes pour améliorer l’élaboration, l’évaluation et l’impact des programmes

Quelles sont les lacunes en matière de données que le laboratoire vise à combler?

Partout dans le monde, les chercheurs en santé mondiale sont surchargés et leurs ressources utilisées au maximum. La collecte de données en plus grande quantité et de meilleure qualité permettrait d’améliorer considérablement les résultats en matière de santé. Or, nous n’utilisons actuellement pas à leur pleine mesure les capacités des chercheurs, des organisations non gouvernementales (ONG) et des autorités sur le terrain. Nous pourrions renforcer ces capacités en optimisant l’utilisation des données existantes afin de répondre aux besoins en matière de données de référence.

La collecte de données de référence nécessite beaucoup de ressources et de temps, surtout pour les ONG qui doivent produire et mener des enquêtes de référence. La majeure partie des données recueillies dans les pays à faible et à moyen revenu (PFMR) sont intégrées dans des ensembles de données publics. D’une part, ces données sont sous-utilisées, d’autre part, leur qualité peut laisser à désirer, en raison de la taille réduite des échantillons et d’une pénurie de ressources humaines aptes à les analyser. 

Principales lacunes en matière de données :

  • Adaptation au contexte : Il est très important d’évaluer adéquatement les conditions de référence pour faire en sorte que les interventions répondent à l’éventail des besoins en matière de santé de la population ciblée et promeuvent des politiques équitables.
  • Utilisation accrue des données : L’utilisation d’ensembles de données publics pour répondre aux besoins en matière de données de référence peut, par ailleurs, accroître l’utilisation et la qualité des données publiquement accessibles (recueillies à intervalles réguliers) pour améliorer l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes et l’apprentissage.
  • Prise de décisions fondée sur des données probantes : L’optimisation de l’utilisation des données disponibles renforce la capacité des chercheurs, des ONG et des autorités sur le terrain en matière de collecte et d’analyse de données en vue d’éclairer la prise de décisions relativement aux programmes.

Comment les partenaires relèvent-ils le défi de l'innovation?

  • Élaboration d’hypothèses : Après avoir effectué des recherches préliminaires approfondies, l’équipe de projet constituera son ensemble de données de rapports de référence des ONG, et sélectionnera des données publiquement accessibles dans les Enquêtes démographiques et de santé (DHS) et les Enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS). Elle pourra ainsi obtenir des estimations valides de conditions de référence pour certains indicateurs de santé et sociaux, tout en réduisant le temps et les ressources nécessaires, ainsi que le fardeau sur les sondeurs et les répondants. 
  • Vérification des hypothèses : Au moyen de modèles et d’analyses, l’équipe de projet examinera ensuite la validité des données publiquement accessibles en vue de les intégrer aux données de référence recueillies par les ONG, ou de les remplacer, relativement à la santé maternelle, néonatale et infantile dans plusieurs PFMR, en comparant les indicateurs provenant des deux sources. 
  • Élaboration d’outils et partage des apprentissages : Selon la validité des hypothèses, l’équipe de projet partagera ses apprentissages et, s’il y a lieu, formulera des recommandations relativement à l’utilisation de données publiquement accessibles.

Télécharger la mise à jour de mai 2020

Partenaires principaux :

health bridge foundation of canada

 

 

 

university of montreal

Partenaires internationaux :

Carleton University (Canada)

Université Mzuzu (Malawi)

HealthBridge Vietnam (Vietnam)

International Nepal Fellowship (Népal)

Centre for Creative Initiatives in Health and Population (Canada)

Catholic Relief Services in Haiti (Haïti)

Quelle est la contribution de chaque partenaire? 

Fondation HealthBridge du Canada

  • Voit à l’élaboration de la recherche, à la coordination et à l’administration du projet, ainsi qu’à la communication entre les partenaires. L’équipe de recherche développera la capacité d’analyse nécessaire pour comparer les ensembles de données, à savoir les rapports des ONG et les données publiquement accessibles.

Université de Montréal (UdeM)

  • Voit à l’extraction et à l’analyse des données provenant des rapports des ONG, à l’élaboration de lignes directrices et à la vérification. Comparera rétrospectivement les constats qui se dégagent des données publiquement accessibles relativement à la population ciblée aux résultats d’une enquête auprès des ménages menée en 2016.  

Centre for Creative Initiatives in Health and Population (CCIHP)

  • Choisit les rapports d’ONG du Vietnam et d’autres pays d’Asie du Sud-Est et y extrait les indicateurs d’intérêt. Validera les lignes directrices sur les données recueillies au moyen d’une enquête auprès des ménages en 2016, et travaillera avec les données du Vietnam provenant du MICS.

International Nepal Fellowship (INF)

  • Participera à l’élaboration des lignes directrices, à la validation et au retour d’information pour améliorer la convivialité des lignes directrices. 

Pays de mise en œuvre :

  • Népal
  • Vietnam
  • Malawi
  • Haïti

Programme réalisé avec l'appui financier d'Affaires mondiales Canada.

government of canada logo